| Chers amis, La commission de l'ONU sur la condition de la femme s'est ouverte au siège new yorkais il y a deux semaines. Sa clôture était prévue pour jeudi, mais ce ne sera pas le cas, les négociations n'ayant débouché sur aucun accord. Les Etats participant étaient divisés : d'un côté les militants de l'avortement, menés par la délégation américaine et l'Union européenne, et de l'autre, une large coalition d'Etats membres du monde entier opposés à des termes favorables à l'Ivg ou incompatibles avec le principe de souveraineté. Stefano Gennarini vous relate les progrès dans la rédaction de l'accord de compromis, ainsi que les événements de cette semaine. Rebecca Oas s'étend sur la question des irritantes statistiques faussées sur lesquelles s'appuie la délégation américaine. Diffusez la nouvelle. Cordialement, Austin Ruse Président/C-Fam | | | Négociations onusiennes à nouveau bloquées par la question de l'IVG Par Stefano Gennarini, J.D. NEW YORK, 15 mars (C-FAM) Les derniers tours de forces des ambassadeurs et hauts fonctionnaires internationaux se sont soldés par de nouveaux échecs ce jeudi. Aucun accord n'a pu être conclu sur les politiques visant à venir à bout de la violence à l'égard des femmes. Et pour cause: les puissants Etats occidentaux cherchent à se dégager des accords plus anciens, qui ne reconnaissent pas l'existence d'un droit à l'avortement. Après quatre semaines d'intenses pourparlers, les ambassadeurs ont du jouer les prolongations au soir du dernier jour de la session. Les Etats-Unis et les Etats européens ont fait monter les enchères de l'édition 2013 de la Commission de l'ONU sur la condition de la femme. Rassembler 45 Etats membres pour élaborer des politiques protégeant les femmes rend les accords difficiles à atteindre. Suite Analyse: Des statistiques faussées aux fondements des politiques onusiennes Par Rebecca Oas, Ph.D. NEW YORK, 15 mars (C-FAM) Alors que négociations de la 57ème Commission sur la Condition de la femme (CSW) s'intensifiaient, certaines données statistiques sur la violence à l'égard des femmes faisaient leur apparition dans les salles de conférence et étaient répétées par les médias. Ces données ont été par le passé l'instrument de la promotion de l'avortement. Pourtant, elles trahissent une mauvaise interprétation des faits. Leur auteur, une militante de l'IVG, fait partie de la délégation des États Unis à la CSW. L'AFP rapportait le 5 mars, au deuxième jour de la commission, "que la CSW avait beaucoup parlé d'un rapport de la Banque mondiale, selon lequel le nombre de femmes entre 15 et 44 ans décédant de mort violentes serait supérieur au nombre de décès résultant des effets cumulés de la malaria, du VIH, du cancer, d'accidents et de la guerre". Suite |
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